C. Graupner


La vie et l’œuvre de Christoph Graupner  (1683-1760)

Christoph Graupner naît à Kirchberg (Saxe) en janvier 1683, fils d’un modeste tailleur [1]. Ses capacités, vite détectées, lui valent de quitter sa famille pour suivre l’organiste de son village, qui est aussi son professeur, alors qu’il n’est qu’un enfant. Puis, il est accepté pour des études de maîtrise à la Thomaskirche de Leipzig alors qu’il n’a que 10 ans. Il étudie alors avec Johann Schelle, qui l’aime beaucoup, et Johann Kuhnau, dont il copie les œuvres. Il se lie alors avec Johann David Heinichen, élève de Kuhnau en même temps que lui, et entretient également des liens avec G.P. Telemann [2].

Il entreprend aussi des études de droit à l’université en 1703, mais quitte finalement Leipzig vers 1705 pour devenir claveciniste à l’opéra du Gänsemarkt de Hambourg, alors dirigé par Reinhard Keiser (1674 – 1739), grand promoteur de l’opéra allemand. Au cours des années suivantes, Graupner composera cinq opéras pour lesquels il obtient beaucoup de succès; il collaborera également à deux opéras de Keiser. C’est à cette époque qu’il sera en contact avec Johann Mattheson et fort probablement aussi, avec G.F. Handel [3].

La réputation que Graupner se fait à Hambourg le fera remarquer par le landgrave Ernst Ludwig de Hesse-Darmstadt, grand amateur d’opéra et compositeur à ses heures. Sur la proposition du landgrave, désireux d’introduire l’opéra à sa cour, Graupner accepte en 1709 le poste de vice-kapellmeister de la cour de Darmstadt, sous l’autorité du vieux Carl Wolfgang Briegel. Il est nommé Hofkapellmeister en janvier 1711, presque deux ans avant la mort de ce dernier. Le 7 septembre 1711,  il épouse Sophie Elisabeth Eckard, (1693-1742), fille d’un pasteur Saxon. De cette union naitront 6 fils et une fille.

C’est en 1714 que l’unique élève que nous lui connaissons, Johann Friedrich Fasch, se rend à la cour de Darmstadt pendant quelques mois pour suivre auprès de lui des cours de composition dont il fera grand cas.

Dès son arrivée à Darmstadt en 1709, Graupner s’attelle à la tâche contraignante de la composition de cantates pour les services religieux hebdomadaires de la chapelle de la cour, de même que pour les multiples jours de fêtes de l’année liturgique. Jusque vers 1722, les goûts du landgrave portent par ailleurs Graupner à privilégier la musique de théâtre – il composera six autres opéras.

C’est aussi l’époque où il s’enhardit à graver lui-même et à publier à ses frais ses premières œuvres pour le clavecin, dont il joue en virtuose jusqu’à ce que ses occupations « accablantes »[4] le fassent délaisser la pratique de cet instrument. Ses trois volumes édités, datant respectivement de 1718, 1722 et 1733, comportent 24 suites [5]. C’est en 1728 que Graupner grave un autre livre, au frais de l’Église cette fois-ci. Il s’agit d’un livre de chorals [6] harmonisés à quatre voix [7].

Après 1722, des restrictions budgétaires à la cour l’incitent à poser sa candidature au concours du cantorat de Leipzig, qu’il gagne en janvier 1723, mais le landgrave sait le retenir et c’est Johann Sebastian Bach qui accède au poste. Graupner passe alors le reste de sa vie à Darmstadt, où il est responsable de toute la musique de la cour, dirigeant l’orchestre, gérant les musiciens et composant infatigablement. Il privilégie dès lors les formes instrumentales : c’est ainsi qu’on lui doit, à partir de 1730, 85 Ouvertures et 44 concertos [8] et, à partir d’environ 1745, 112 « Sinfonies » [9], toutes avec deux cors ou deux trompettes. Ce qui est remarquable dans ce corpus de musique d’orchestre, c’est l’instrumentation inusitée, novatrice et hautement colorée qu’on y retrouve. Graupner utilise les chalumeaux, flûtes d’amour, hautbois d’amour, cors de chasse et di selva, violes d’amour et violettes (à l’octave avec les flûtes) et timbales [10], instruments  qu’il mêle souvent suavement les uns aux autres. Il semble le premier à avoir utilisé certains instruments dans le répertoire, par exemple le hautbois d’amour [11] ou les paires de cors [12].

Graupner continue par ailleurs à produire régulièrement des cycles de musique d’église tel que l’exige son poste [13]. Il avait composé ces cantates en alternance avec son ami, le réputé chanteur et compositeur Gottfried Grünewald [14], vice-kapellmeister de la cour de Darmstadt à partir d’environ 1711. À la mort de ce dernier, en 1739, Graupner devient le seul responsable de cette lourde tâche, et le restera jusqu’en 1754 ; c’est pourquoi nous possédons un corpus monumental remarquable de 1423 cantates de sa main [15] . Sa réputation de compositeur de musique religieuse fut soulignée dans une nécrologie parues quelques jours après sa mort [16].

Graupner copie tout au long de sa vie plus de trois cents œuvres d’autres musiciens, pour alimenter son orchestre mais aussi par intérêt, ce qui dénote une curiosité évidente envers ses contemporains et une soif de connaissance. Il étudie aussi la théorie et la composition musicale par lui-même. Il copie, en 1736, le Compendium Musices de J. Adolph Scheibe (1708-1776) ainsi qu’un ancien traité de composition du double contrepoint. Par ailleurs, il cite le grand théoricien de la musique J. Joseph Fux dans la préface de son livre de clavecin de 1733.

Graupner compose plusieurs œuvres dans les styles contrapuntique et canonique duquel il était un maître réputé [17]. On en retrouve des exemples disséminés dans son œuvre de clavecin, son œuvre orchestrale et sa musique de chambre[18]. Le plus intriguant de ce corpus consiste en une collection monumentale de 5626 courtes pièces canoniques à quatre voix, devant servir de modèle d’étude,  sur laquelle il travailla entre 1730 et 1735 et qu’il abandonna sans la terminer[19].

Christoph Graupner ne cesse de composer qu’en 1754, victime d’une cécité complète, « ce qui l’obligea à vivre dans un désœuvrement qui ne concordait pas à son tempérament travailleur. [20] »  Il s’éteint le 10 mai 1760, âgé de 77 ans et quatre mois. Fait particulier, son fils ainé, également claveciniste virtuose et prénommé Christoph lui aussi, meurt six jours plus tard. Le successeur de Graupner est Johann Samuel Endler, vice-kapellmeister de la cour depuis environ 1740.

Peu après la mort de Graupner, un procès oppose ses héritiers à la cour de Darmstadt quant à la propriété de sa musique autographe. L’affaire est abandonnée en 1819 faute de requérants, de telle sorte que les innombrables manuscrits et autographes – demeurés inaccessibles pendant près de 60 ans, barricadés par les despotes régnants – restent au château de Darmstadt ; ils appartiennent maintenant à la Universitäts- und Landesbibliothek Darmstadt, où ils constituent un fonds exceptionnel d’environ deux mille œuvres (très approximativement 13 000 pièces de musique en tenant compte des nombreux mouvements des œuvres). Ces précieux autographes ont été classés et identifiés patiemment et avec admiration depuis le XIXe siècle par les bibliothécaires qui travaillèrent à la cour ou la ville de Darmstadt au cours du temps, et demeurent presque entièrement à redécouvrir.

La production de Graupner à la cour s’étale sur 45 ans de travail quotidien. Il est donc, à l’heure actuelle, téméraire de tracer un portrait stylistique de ses œuvres. Le style du compositeur s’est transformé au fil des ans, inévitablement. Par ailleurs, non seulement ne connaissons-nous pas sa musique, mais le travail qu’exigera sa diffusion par l’édition musicale ou discographique et le concert devra s’étendre sur quelques centaines d’années, sans compter les énormes ressources financières qu’il requerra. Tant que nous ne pourrons avoir une vue d’ensemble de son œuvre, tout commentaire sera forcément partiel. Une écoute attentive de sa musique disponible actuellement impose d’ores et déjà un immense respect. Formé par les meilleurs maitres, doté d’une curiosité et d’une imagination infatigables et d’une capacité de travail peu commune, Graupner ne cesse de nous étonner. Novateur sous plusieurs aspects – que l’on pense à ses orchestrations qui préfigurent l’époque classique et romantique dans sa musique instrumentale ou au développement de la technique du clavecin –  il est tout aussi imposant dans la composition de pièces dans le style ancien polyphonique telles les sonata a sei  (2 cors et cordes) composées vers 1750. Transmettant à la fois une joie de vivre intense, dans des mouvements d’ouverture par exemple, et une introspection profonde, dans des airs de sa musique d’église (ou vice versa), Graupner, par la seule force de son labeur, nous interpelle jusqu’à aujourd’hui. C’est une page de l’histoire de la musique qui s’ouvre devant nous.

Extraordinairement prolifique, Graupner fut reconnu de son vivant comme un musicien de premier plan, tant pour sa virtuosité au clavecin que pour l’habileté de son contrepoint  ou la qualité de sa musique sacrée. Il avait la réputation d’être un homme droit, minutieux et diligent. « C’était un homme d’une grande loyauté de caractère. Son apparence était certes un peu sévère, mais  il ne fallait pas se laisser intimider par son extérieur car il possédait un cœur bienveillant. [21] » Ses qualités humaines lui valurent l’estime des meilleurs musiciens d’Allemagne, dont Johann Mattheson qui l’admirait sans réserve. Plusieurs d’entre eux faisaient partie de l’orchestre de la cour de Darmstadt, comme en témoignent les parties instrumentales virtuoses de ses ouvertures et les parties vocales de certaines cantates. Issu d’un milieu modeste, il garda toute sa vie une réserve qui l’incita rarement à promouvoir et à diffuser ses œuvres.

Soli Graupner Gloria!
© Geneviève Soly, Montréal, 23 septembre 2009


[1]  Les éléments les plus fiables sur la biographie de Graupner sont détaillés dans Oswald Bill : Dokumente zum Leben und Wirken Christoph Graupners in Darmstadt. In Christoph Graupner, Hofkapellmeister in Darmstadt, 1709-1760, mit Beiträgen zu Graupners Leben und Werk… herausgegeben von Oswald Bill; Mainz : Schott, 1987, Beiträge zur Mittelrheinischen Musikgeschichte, 28, p. 73-192, ainsi que dans le catalogue de son œuvre instrumentale: Oswald Bill et Christoph Großpietsch, Thematisches Verzeichnis der musikalischen Werke: Graupner-Werke-Verzeichnis GWV, Instrumentalwerke.  Stuttgart : Carus Verlag, 2005.

L’autobiographie de Graupner publiée par J. Mattheson dans Grundlage einer Ehren-Pforte, Hamburg, 1740, p. 410-413, est translitérée dans les Dokumente en pages 78-81.

Des citations d’une biographie anonyme de Graupner utilisées à plusieurs reprises dans ce texte sont tirées d’une chronique de la cour de Darmstadt publiée en 1781, Hoch-Fürstliche Hesse-Darmstädtischer Staats- und Adress-Kalender auf das Jahr 1781, et ont été traduites en français par l’auteure dans le cadre d’un cours en tutorat à l’Université de Montréal, sous la supervision de la professeure Éliane Morillon-Rakel.

[2] Voir Oswald Bill: Telemann und Graupner. In Telemann und seine Freunde, Konferenzbericht 1984, Magdeburg, 1986, vol. II, p. 33.
Aussi, Hoch-Fürstliche Hesse-Darmstädtischer Staats- und Adress-Kalender auf das Jahr 1781:
« Selbst der berühmte Telemann führt zu Empfehlung einer seiner Seneraden an, daß sie vor ihrer Bekanntmachung der unvergleichlichen Execution des Darmstätischen Orkesters gewürdigt worden »: « Même le réputé Telemann mentionne en 1718, comme recommandation d’une de ses sérénades, l’incomparable exécution qu’en fit l’Orchestre de Darmstadt (dirigé par Graupner) et l’appréciation de celui-ci, avant même sa publication. » Cette louange de telemann est reproduite par Mattheson dans « Grosse General-Baß-Schule », Hamburg 1731, page 178.

[3] Les liens stylistiques qui unissent Graupner et G.F. Handel sont manifestes dans un livre de clavecin conservé en manuscrit à Darmstadt.  Ce sujet fera ultérieurement l’objet d’un article particulier.

[4] Le mot est de Graupner dans son autobiographie.

[5] La perte de trois de ces partitas portent à 21 le nombre total d’oeuvres de clavecin de Graupner éditées de son vivant qui nous sont parvenues.

[6] Dans la préface de son Choralbuch, Graupner mentionne l’important traité de son collègue et ami Heinichen (1683 – 1729), « Der General- Baß in der Composition », paru la même année que le livre de chorals de Graupner. Le traité de Heinichen se trouvait en vente, entre autre, chez J.S. Bach, Mattheson et Graupner.
Hoch-Fürstliche Hesse-Darmstädtischer Staats- und Adress-Kalender auf das Jahr 1781: « Sein Choral-Buch, welches unter vielen Choralbüchern unstreichtig den Vorzug hat, verdient mit Recht einer neuen Auflage… und schenkte unserm Lande ein recht nützliches Werk, welches seinen Namen in unvergeß lichem Andenken erhält. » : « Son livre de chorals, qui est sans conteste le meilleur parmi plusieurs, mériterait avec raison une nouvelle édition… Il  a ainsi apporté à notre pays une œuvre bien utile qui nous permet de garder un souvenir inoubliable de son nom. »

[7] Voir Oswald Bill: Christoph Graupners Choralbuchs von 1728 im pietistichen Umfeld. Einflüsse des Gesangsbuchs von Eberhard Philipp Züehl auf den Kirchengesang in Hessen-Darmstadt. In Pietismus und Liedkultur, Hallesche Forschungen (Halle/Tübingen, 2002), vol. 9,  p. 201-226.

.[8] 18 pour instrument solo, 21 pour deux instruments, quatre concertos à trois instruments et un concerto à quatre instruments.

[9] Ces œuvres orchestrales alternent entre la suite de danse, la sonate ou un genre mêlant des mouvements de danse avec des mouvements de sonates.

[10] On possède une Sinfonie avec 6 timbales (GWV 566)

[11] Par exemple, dans la cantate Wie wunderbar ist Gottes Gut de 1717

[12] Par exemple, 2 cors dans la cantate en dialogue Jesus ist und bleibt mein Leben de 1712 et 4 cors dans le prologue de l’opéra pastoral La Costanza vince l’inganno en 1719.

[13] Hoch-Fürstliche Hesse-Darmstädtischer Staats- und Adress-Kalender auf das Jahr 1781:
« Er dachte sich die Kirchenmusik so hoch, erwürdig und heilig, daß er  sie von Opern- und Kammerstil himmelweit unerschied; der Fremde, der ihn zum erstenmal hörte, staunte und wähnte in eine andre Welt versetzt zu seyn. In dieser Musikart arbeitete er mit Fleiß, Pünktlichkeit, stiller Heiterkeit und sanfter Freude des Herzens. Verband Kunst mit Natur, Pracht mit Einfalt, Reitz mit Schönheit und bewürkte Erbauung und Vergnügen; war kein sclavischer Nachbeter gleichzeitiger Componisten, sondern selbst Genie mit eignem Geprägte. Sonderbar ist es, was man bemerkt haben will, daß seine neure Stücke, die er in seinem Alter kurz vor seiner Blindheit verfertigte, mit mehrerem Feuer und mit vorzüglicher Stärke gearbeitet sind. » : « Il tenait la musique religieuse en si haute estime, vénérable et sainte, qu’il distinguait fondamentalement le style religieux de celui des opéras et de la musique de chambre. Les étrangers qui entendaient pour la première fois ce type de pièces étaient transportés dans un autre monde. Dans ce genre musical, il travaillait avec dévotion, ponctualité, humeur joyeuse mais silencieuse et douce joie du cœur. Il liait Art et Nature, majesté et simplicité, attraction et beauté; il mêlait édification et plaisir; il n’était pas un imitateur servile des compositeurs de son temps mais plutôt un génie avec sa propre empreinte. Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que les œuvres plus récentes qu’il a composées juste avant de perdre la vue, possèdent plus de feu et sont travaillées avec une force exemplaire. »

[14] Graupner et sa femme furent les parrain et marraine de cinq des dix enfants des Grünewald.

[15] Un catalogue de la musique religieuse de Graupner est en préparation par Oswald Bill. Florian Heyerick prépare la base d’un catalogue digital sur internet  qui inclut également la musique religieuse : www.graupner2010.org.

[16] « Seine tiefe Einsichten in alle Theile der musicalischen Gelehrseimkeit, und besonders seine Stärke  Kirchen-Sachen, darin er wohl schwerlich seines gleichen wird gehabt haben, versichern ihn eines immerwährenden Ruhms, so, wie die grosse Eingenschaften seines Herzens, ihn bey allen, die ihn gekannt haben, in unvergesslichem Andenken erhalten werden.“ « Son intelligence pénétrante de toutes les composantes de la science musicale et en particulier sa force en musique religieuse, domaine dans lequel il n’avait guère d’égal, lui assurent une réputation immortelle de même que les grandes qualités de son cœur feront que ceux qui l’ont connu ne l’oublieront jamais. » (traduction de l’auteure)
Hamburger Relations-Courier (journal hambourgeois), 29 mai 1760.

[17] J.N. Forkel en 1772, se référant au canon comme indispensable au vrai art musical, nomme Graupner dans une liste de compositeurs dont les œuvres sont encore chéries dans ce domaine : « Josquius, Orlandus di Lasso, Pränestini (Palestrina), Frescobaldi, Froberger, Graupner, Kuhnau, Theile, Telemann, Fischer, Johann Sebastian Bach, etc. … »

[18] Par exemple, les Canons à l’unisson sous forme de sonates en quatre mouvements : GWV 211 pour 2 violons , GWV 216 pour 2 flûtes à bec et GWV 218 pour 2 hautbois, dans tous les cas avec partie de violoncelle ou viole de gambe obligée et les gigues fuguées très travaillées de son premier volume de clavecin.

[19] Hoch-Fürstliche Hesse-Darmstädtischer Staats- und Adress-Kalender auf das Jahr 1781: „Ausser allen diesen angeführten Werken arbeitete Graupner viele Jahre an einem weitläuftigen Werk, welches mittelst eines willkürlichen Satze die Mannigfaltigkeit der Harmonie, durch Versetzung der Töne, Veränderung der Punkten, Tactarten, Ruckungen u. d. gl. Zeigten sollte; allein er liess es nachher liegen, weil er unter der Arbeit so h]aufig, Abänderungen fand, dass er nicht glaubte in seinem Leben mit dieser Materie fertig zu werden, und endlich an der Möglichkeitit dieses Unternehmens selbst zu zweiflen anfieng“ : À part les œuvres dont on a parlé, Graupner a travaillé plusieurs années sur une œuvre exhaustive dont le style arbitraire devait montrer les diversités de l’Harmonie grâce aux modulations, à la manière d’agencer les mesures, aux  changements soudains, etc. Il laissa lui-même ce travail de côté, car il y trouva fréquemment de tels changements qu’il ne crut pas possible de pouvoir mener à bien  l’objet de son travail durant sa vie. Il finit lui-même par douter de la possibilité de réaliser une telle entreprise.

[20] Hoch-Fürstliche Hesse-Darmstädtischer Staats- und Adress-Kalender auf das Jahr 1781

[21] Hoch-Fürstliche Hesse-Darmstädtischer Staats- und Adress-Kalender auf das Jahr 1781